Base de connaissances

Quartier et Ville "bas carbone"

Quartier homogène

Si le secteur de la construction est bien sur la voie critique de la décarbonation de l’économie d'ici 2050, en réduisant ses émissions de CO2 et sa consommation d'énergie, l'accélération de la réhabilitation des bâtiments existants à un niveau de performance élevé est urgente.

Concept issu de nos réflexions et travaux, nous pensons que la rénovation des « quartiers homogènes » est, à priori, plus facile à traiter et permet des solutions plus typifiées et donc plus performantes.

Le quartier homogène se caractérise par une certaine unité qu’elle soit architecturale (géométrie, systèmes constructifs et matériaux utilisés) ou associée aux usages (les occupants et les schémas d’exploitation). Il peut alors s’agir d’habitats collectifs ou individuels et ces quartiers homogènes peuvent être pavillonnaires, des petits immeubles de centre-ville, d’anciennes cités ouvrières etc.

Nous établissons plusieurs critères de caractérisation permettant d’identifier un quartier homogène :

  • Architecturales : Les caractéristiques du bâti doivent avoir un certain niveau d’homogénéité, date de construction, matériaux…
  • Techniques :  Les solutions techniques installées peuvent être proches ce qui, du fait de leur application sur ces typologies de bâtiment, permet de traiter de manière homogène la réhabilitation.
  • Contextuelles : L’identification de l’environnement / contexte du quartier peut aussi identifier une zone homogène notamment par les nuisances (pollution, bruit, etc.) qui peuvent déclencher des travaux…
  • D’occupation : La notion d’usages, d’usagers et d’amélioration / modification du cadre de vie est également un critère.
  • De référence : Le quartier doit rapporter à la même autorité (commune, communauté de communes) pour une prise de décision facilitée, PLU homogène…
  • Autres : Des informations sur les évolutions et les travaux déjà menés mais également sur des aides mobilisables, etc.

 

C’est cette homogénéité qui définit le potentiel de la massification de leur rénovation, car ils permettent de considérer une échelle plus grande, ouvrant la voie aux nécessaires investissements pour des solutions techniques, organisationnelles ou financières adaptées. La rénovation de ces quartiers doit ainsi être perçue comme un déclencheur pour atteindre les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effets de serre et de la consommations énergétique. Car leur homogénéité permet d’harmoniser les pratiques de rénovation, et surtout des pratiques de rénovation bas carbone, que l’on pourra dupliquer aisément.

 

L’industrialisation de solutions innovantes devrait permettre de débloquer les freins actuels identifiés, qu’ils soient logistiques (gestion des déchets, intensité des travaux…), relatifs aux attentes des usagers (fournir des retours d’expérience, solutions répondant à la crainte de dépersonnalisation de l’habitat…) ou techniques (qualité des travaux, durabilité…).

Il sera également nécessaire de penser à une meilleure intégration de l’usager, et notamment de la prise en compte des blocages ou vecteurs possibles encourageant l’adhésion à l’acte de rénover. L’introduction d’un tiers de confiance auprès de l’usager permettra alors de porter la garantie technique, financière et facilitera l’ensemble des échanges entre les diverses parties prenantes.

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