Base de connaissances

Carbone

Carbone biogénique

 

Le carbone biogénique : Qu’est-ce que c’est ?

Pour comprendre l’origine du carbone biogénique, il faut revenir aux fondamentaux : le processus de la photosynthèse.

Elle peut se définir comme étant un « processus par lequel les plantes et certaines bactéries utilisent l’énergie solaire pour effectuer la synthèse de molécules organiques à partir de gaz carbonique et d’eau »[1].

Exprimé autrement, l'équation bilan de la photosynthèse est représentée de la sorte :

Equation bilan de la photosynthèse

 

Les atomes de carbone, issus du CO2, sont captés lors de la photosynthèse par les végétaux. Après réaction, le carbone présent dans la molécule de glucose fait partie de la matière organique de la plante et participe à sa croissance. C’est ce que l’on appelle le carbone biogénique[2].

Les végétaux ont donc cette capacité à capter le CO2 et stocker le carbone. Attention, ce stockage temporaire du carbone pendant X années retarde ainsi son émission (la libération du carbone a lieu lors de l’enfouissement du végétal ou de sa combustion/ incinération).

 

Le carbone biogénique dans les végétaux

La capacité de stockage du carbone (en masse) varie selon les types de végétaux et le taux d’humidité.

Carbone séquestré et CO2 prélevé de l'atmosphère par les différents matériaux biosourcés utilisés en France métropolitaine (« Matériaux biosourcés pour le bâtiment et stockage temporaire de carbone », Techniques de l'ingénieur, page 17)

 

Le contenu de carbone biogénique présent dans un végétal (en masse) dépend du taux d’humidité du matériau. Cette quantité permet d’estimer la masse de CO2 prélevé dans l’air avant la photosynthèse.

Par exemple, comme le montre le tableau ci-dessus :

  • 1kg de paille de blé utilisé correspond à 1,44 kg CO2 capté dans l’atmosphère.
  • 1kg de paille de blé contient 0.44 kg de carbone biogénique, soit 44% du poids de paille de blé

 

De manière générale :

Comme le montre la figure ci-dessous, le CO2 peut être stocké dans les végétaux (carbone biogénique) ou stocké dans les océans. Le reste demeure dans l’atmosphère et participe à l’effet de serre.

Graphique modifié issu des travaux de K. Strassman, The Bern Simple Climate Model (BernSCM) v1.0 : "An extensible and fully documented open-source re-implementation of the Bern reduced-form model for global carbon cycle– climate simulations", Geosci. Model Dev., 11, 1887–1908, 2018

 

 

Quel lien avec le bâtiment ?

Les matériaux biosourcés trouvent leur application dans le secteur de la construction. On parle généralement de bois, chanvre, paille, ouate de cellulose etc.

 

Leur application dans le bâtiment est diverse : ils peuvent être notamment utilisés comme matériaux pour l’enveloppe (isolants, finitions, étanchéité), matériaux pour le second œuvre et aménagement (cloisons, revêtements, panneaux acoustiques etc.), matériaux de structure[3].

 

En fin de vie, lorsque les matériaux ne sont pas recyclés, les matériaux sont incinérés ou enfouis[4]. Par conséquent, la dynamique de réémission du carbone appelle à la vigilance (Plus d’informations sur les points d’attention lors de l’emploi de ces matériaux dans la définition « matériaux biosourcés »).

 

 


Retrouvez toutes nos ressources en lien avec le thème : #Matériaux, #Enveloppe du bâti, #Matériaux biosourcés, #Carbone,
Article précédent
Les gaz à effet de serre
Article suivant
Taxonomie