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Qualité de l'air intérieur

Notre mode de vie fait que nous passons en moyenne 70 à 90 % de notre temps à l’intérieur d’un environnement clos, comme le bâtiment (école, bureau, logement...). En vivant dans cette environnement, nous y respirons et par conséquent la qualité de l’air intérieur influence notre bien-être et notre santé.

Développements fongiques

Plus communément appelés « moisissures » ou « champignons », les développements fongiques sont le résultat d’un taux d’hygrométrie trop élevé (atmosphère trop humide), ou d’un taux d’humidité dans les matériaux favorisant leur développement.

Les locaux humides, mal aérés et/ou pas ventilés dégagent une odeur de moisi caractéristique. Des moisissures se développent sur les parois et leur nature dépendra de celle des matériaux. Ainsi, de la buée sur les vitres, de la condensation sur les murs, une odeur de renfermé seront des signes d’une humidité excessive, qu’il faudra évacuer grâce à la ventilation et à l’ouverture des fenêtres.

 

Le terme fonge, et l’adjectif fongique, font référence aux spores des champignons, à savoir leurs organes reproducteurs. Ces derniers sont omniprésents dans notre environnement direct, avec une abondance plus élevée entre mai et octobre.

 

Tant que les conditions leur seront défavorables, les champignons resteront invisibles et peu nombreux. Pour les quantifier, on utilise la mesure des « unités formant colonie » (UFC). Une UFC correspond à une colonie fongique :

  • < 25 UFC/m3, la contamination est très faible
  • < 100 UFC/m3, contamination faible
  • < 500 UFC/m3, modérée
  • < 2 000 UFC/m3, élevée
  • 2 000 UFC/m3, très élevée

 

Les moisissures ont besoin de 3 éléments pour se développer :

  • Humidité : il est préconisé de maintenir une hygrométrie comprise entre 40 et 60%.
  • Température : entre 10 et 30°C, elles sont capables de s’adapter.
  • Support nutritif : dès qu’une source de carbone est présente, elles peuvent se développer : papier-peint, placo, ouate de cellulose, laine de mouton, paille, bois… de manière générale, tous les matériaux biosourcés sont concernés.

Leur dissémination (via les spores élément reproducteur) se fait partout dans l’air. Plus petits que les pollens, les spores peuvent rester en suspension dans l’air (taille entre 1 et 10µm). Ainsi quand on souhaite éliminer les moisissures, il faut faire attention à ne pas favoriser leur dispersion, en frottant à sec sur la partie visible (la moisissure).

D’un point de vue sanitaire, ces développements fongiques peuvent être responsables d’allergies de type rhinite ou d’asthme, peuvent générer des problèmes de mycoses ou encore avoir des effets toxiques.

 

Face à ces moisissures, même si la première étape est de les éliminer, il est absolument nécessaire de savoir d’où provient cette humidité excessive afin d’y remédier, sinon les moisissures continueront de proliférer.

 

Aérer en grand son logement plusieurs fois par jour pendant 10min permettra également d’atténuer ces effets puisque la création d’un courant d’air viendra renouveler efficacement l’air sans trop refroidir le murs et sol, permettant à la pièce de conserver une température ambiante acceptable.Le rôle des systèmes de ventilation mécanique est primordial pour éviter que les conditions de prolifération de développement fongique s’aggravent. C’est une des toutes premières actions à envisager pour remédier à la situation (dans des conditions d’occupation normales des locaux

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